La qualité de l'eau et de l'air dans vos bâtiments est un enjeu majeur dans la performance sanitaire environnemental
14/05/2012
L’eau, les expositions.
L’eau source de toute vie, l’eau, ressource naturelle fragile qu’il faut que l’humanité apprenne à gérer comme un bien précieux….
Ces questions sont au cœur de l’exposition que le muséum de Toulouse développe de Février à Décembre 2012.
Les pieds dans l’eau :
comment l’eau façonne sociétés et territoires. Consommation de l’eau au quotidien en France et en Inde, aménagements hydriques, conflits liés à l’eau,…exposition réalisée par « les dealers de science » et diffusée par « VOG Ec’eau Sud-Ouest »
Contact : Dominique MICHEL
VOG EC'EAU SUD-OUES
L’eau, de la terre au verre
Dans son magazine de mars l’INRA présente un dossier qui donne des exemples de recherches pour mesurer et réduire l’impact des activités humaines sur la pollution des eaux.
Trois secteurs d’activités sont abordés : l’agriculture, les industries agro-alimentaires et les eaux usées :
L’activité agricole représente 12% des prélèvements d’eau en France mais plus de 40% de l’eau consommée. L’INRA se penche en particulier sur le cycle de l’eau et sur deux sources de pollution liées à l’activité agricole : les nitrates et les pesticides.
Les industries agroalimentaires consomment un litre d’eau par litre de lait transformé, vingt litres par kilos de salade ensachée. L’eau essentielle pour le nettoyage et la désinfection des produits alimentaires doit être économisée.
Les eaux usées sont devenues l’un des principaux vecteurs de micropolluants et de pathogènes vers le milieu naturel. Les recherches visent à modéliser le devenir des pollutions dans l’écosystème.
Site INRA : www.inra.fr/
04/04/2012
ET CONCRETEMENT ........?
En 2012 Parler d'économies d'eau est un sujet presque commun, tant cette ressource nous parle d'avenir.
Mais lorsqu'on aborde concrètement des Établissements investis "réellement" dans ce domaine, remarquablement en avance et leader en terme d'actions liées au développement durable qui ont fait les premiers la démarche depuis 3 ans maintenant.
Le Groupe PBNA pour n'en citer qu'un à déjà économisé 7220M3 depuis 2010 !
Mais lorsqu'on aborde concrètement des Établissements investis "réellement" dans ce domaine, remarquablement en avance et leader en terme d'actions liées au développement durable qui ont fait les premiers la démarche depuis 3 ans maintenant.
Le Groupe PBNA pour n'en citer qu'un à déjà économisé 7220M3 depuis 2010 !
29/03/2012
L’ENSCBP, une école d’ingénieurs AQUARESPONSABLE !
Certains en ont entendu parlé, d’autres pas ?
Mais de quoi s'agit-il ?
De la démarche environnementale 2012 dans le domaine de l’eau dans laquelle s’est engagée l’ENSCBP, l'École Nationale Supérieure de Sciences, Chimie, Biologie et Physique au travers de son Agenda 21.
Cela a démarré fin 2011 avec l'aide de VOG Ec'eau Sud-Ouest et a été officiellement lancé en janvier 2012. Ce sont :
Les Journées Bleues de l’ENSCBP!
Il y a eu pour commencer l’installation de régulateurs ou économiseurs d’eau dans beaucoup points de l’ENSCBP. Puis, le 13 février 2012, 10 ambassadeurs de l’eau ont été formés, ici même dans cette école !
Ces personnes ont proposé des actions très concrètes tant pour le lieu professionnel, que pour la maison.
En effet, installer des régulateurs d’eau permet de faire des économies non négligeables, parfois jusqu’à 40% ! Mais, aller au-delà du porte-monnaie est encore mieux. En effet, l’eau devient une problématique
mondiale, alors qu’elle est une ressource absolument nécessaire pour la vie sur Terre. Il va donc falloir apprendre à l’économiser et à la préserver. Dans cette optique de sensibilisation, Les Journées Bleues de
l’ENSCBP se sont terminées le jeudi 8 mars 2012.
Cela c'est passé l’après-midi, de 13h30 à 19h avec différentes activités.
-Un Jeu de piste organisé par Asshume , association humanitaire de l'ENSCBP et des
Ateliers sur le thème de l'eau animés par les élèves ingénieurs Lyophilisation " On a mangé sur la lune, Les énergies Bleues pour remplacer l'Or noir, Le cycle de l'eau, L'électrodyalyse pour transformer l'eau de mer en eau douce, Pictionary pour découvrir les Eco-Gestes, La Chimie de l'eau, Les économiseurs d'eau.
Il y a eu également un tournoi de volley ainsi qu'une conférence ayant pour thème « L’eau potable en Aquitaine », qui fut animée par Alain DUPUY de l’ENSEGID.
Pour le tournoi de volley, nous en avons appelé aux sportifs mais aussi aux non-sportifs ! Chaque équipe a défendu les couleurs d’une équipe d’ambassadeurs de l’eau et l’équipe gagnante a eu un prix.
Une belle occasion d' échanger sur les actions réalisées,
Mais de quoi s'agit-il ?
De la démarche environnementale 2012 dans le domaine de l’eau dans laquelle s’est engagée l’ENSCBP, l'École Nationale Supérieure de Sciences, Chimie, Biologie et Physique au travers de son Agenda 21.
Cela a démarré fin 2011 avec l'aide de VOG Ec'eau Sud-Ouest et a été officiellement lancé en janvier 2012. Ce sont :
Les Journées Bleues de l’ENSCBP!
Il y a eu pour commencer l’installation de régulateurs ou économiseurs d’eau dans beaucoup points de l’ENSCBP. Puis, le 13 février 2012, 10 ambassadeurs de l’eau ont été formés, ici même dans cette école !
Ces personnes ont proposé des actions très concrètes tant pour le lieu professionnel, que pour la maison.
En effet, installer des régulateurs d’eau permet de faire des économies non négligeables, parfois jusqu’à 40% ! Mais, aller au-delà du porte-monnaie est encore mieux. En effet, l’eau devient une problématique
mondiale, alors qu’elle est une ressource absolument nécessaire pour la vie sur Terre. Il va donc falloir apprendre à l’économiser et à la préserver. Dans cette optique de sensibilisation, Les Journées Bleues de
l’ENSCBP se sont terminées le jeudi 8 mars 2012.
Cela c'est passé l’après-midi, de 13h30 à 19h avec différentes activités.
-Un Jeu de piste organisé par Asshume , association humanitaire de l'ENSCBP et des
Ateliers sur le thème de l'eau animés par les élèves ingénieurs Lyophilisation " On a mangé sur la lune, Les énergies Bleues pour remplacer l'Or noir, Le cycle de l'eau, L'électrodyalyse pour transformer l'eau de mer en eau douce, Pictionary pour découvrir les Eco-Gestes, La Chimie de l'eau, Les économiseurs d'eau.
Il y a eu également un tournoi de volley ainsi qu'une conférence ayant pour thème « L’eau potable en Aquitaine », qui fut animée par Alain DUPUY de l’ENSEGID.
Pour le tournoi de volley, nous en avons appelé aux sportifs mais aussi aux non-sportifs ! Chaque équipe a défendu les couleurs d’une équipe d’ambassadeurs de l’eau et l’équipe gagnante a eu un prix.
Une belle occasion d' échanger sur les actions réalisées,
23/03/2012
"Deux millions de Français boivent de l'eau du robinet polluée"
"Si 97,5% des Français ont accès à une eau de bonne qualité, en revanche près de 2 millions de consommateurs paient, eux, pour une eau non conforme aux critères réglementaires", alerte l'UFC-Que Choisir.
L'agriculture est "à l'origine de près de 70% des pollutions", notamment par les pesticides dont l'usage "n'a pas diminué en 10 ans" et par les nitrates.
Sont principalement touchées 2.750 communes situées dans des zones d'agriculture intensive, en Eure-et-Loir, dans le Loiret, en Seine-et-Marne, dans l'Yonne, le Pas-de-Calais, la Marne et l'Aube, détaille l'association dans son étude consultable sur son site et relayée par Libération. Et si les grandes villes parviennent à proposer une eau non polluée, c'est grâce à des "solutions essentiellement palliatives (dilution de l'eau, dépollutions ou abandon de captages)", déplore l'UFC, qui souligne le coût supporté par le consommateur (entre 640 millions et 1 milliard d'€).
Aussi réclame-t-elle "une protection efficace de tous les captages", "une application du principe pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles" et que "les aides de la politique agricole commune (PAC) soient réservées aux modes de production s'inspirant des agricultures intégrées et biologiques".
(Le Monde, Libération, France Soir, Les Echos, L'Express, Le Point, Le Progrès, Midi Libre - 21 mars 2012; Le Quotidien du Médecin - 20 mars 2012)
L'agriculture est "à l'origine de près de 70% des pollutions", notamment par les pesticides dont l'usage "n'a pas diminué en 10 ans" et par les nitrates.
Sont principalement touchées 2.750 communes situées dans des zones d'agriculture intensive, en Eure-et-Loir, dans le Loiret, en Seine-et-Marne, dans l'Yonne, le Pas-de-Calais, la Marne et l'Aube, détaille l'association dans son étude consultable sur son site et relayée par Libération. Et si les grandes villes parviennent à proposer une eau non polluée, c'est grâce à des "solutions essentiellement palliatives (dilution de l'eau, dépollutions ou abandon de captages)", déplore l'UFC, qui souligne le coût supporté par le consommateur (entre 640 millions et 1 milliard d'€).
Aussi réclame-t-elle "une protection efficace de tous les captages", "une application du principe pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles" et que "les aides de la politique agricole commune (PAC) soient réservées aux modes de production s'inspirant des agricultures intégrées et biologiques".
(Le Monde, Libération, France Soir, Les Echos, L'Express, Le Point, Le Progrès, Midi Libre - 21 mars 2012; Le Quotidien du Médecin - 20 mars 2012)
16/03/2012
CÉLÉBRONS L'EAU AU CANADA
Découvrir ONE DROP Explorer NOS PROJETS Comprendre LA CRISE DE L'EAU ENGAGEZ-VOUS
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU 2012
Liste des projets
HAÏTI
HONDURAS
INDE
NICARAGUA
SALVADOR
AQUA
JOURNÉE MONDIALE DE L'EAU
L'ART ET L'EAU
MISSION SOCIALE POÉTIQUE
Liste des projets
Nouvelles
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU 2012
Retourner aux nouvelles
Le 22 mars de chaque année, l’Organisation des Nations unies invite tous les citoyens du monde à célébrer l’eau. ONE DROP sera évidemment de la fête, et sera actif sur plusieurs fronts et dans plusieurs régions du monde pour faire progresser la cause de l’accès universel à l’eau.
ONE DROP participera activement aux discussions qui auront lieu au Forum mondial de l’eau de Marseille afin d’améliorer les pratiques servant à protéger ce patrimoine commun. Ce sera aussi l’occasion parfaite de faire connaître davantage l’un des projets de ONE DROP ayant été retenu parmi les plus inspirants du Forum des solutions de ce grand rendez-vous international.
La fête battra aussi son plein sur le terrain. Des activités spéciales sont organisées en Inde et en Haïti, en collaboration avec nos partenaires. ONE DROP, en partenariat avec CIBL et l’AMRAC fera vibrer les radios communautaires en diffusant 22 capsules sur l’eau dans 22 pays du monde.
ONE DROP profite également de la Journée mondiale de l’eau pour sensibiliser le grand public à l’impact des choix alimentaires sur la ressource eau. L’organisation sera à l’honneur à Las Vegas, alors que ses partenaires MGM et Treasure Island annonceront une importante contribution financière à ONE DROP. Finalement, le Cirque du Soleil, en collaboration avec ONE DROP, présentera son action sociale de longue date par le biais de sa campagne intitulée 7 jours pour un monde meilleur.
Joignez-vous à nous pour célébrer l’eau le 22 mars prochain, et tout le reste de l’année. Consultez la programmation complète des activités de ONE DROP.
Publié le 15 mars 2012
Un voyage au coeur de l'eau
L'eau est partout. Elle est essentielle à la vie sur Terre.
L'eau est présente dans tous les pays et dans toutes les cultures. Elle se cache dans chaque être vivant. L'eau se déplace dans le cycle de l'eau et apporte la vie.
Irrégulièrement répartie et inégalement accessible, l'eau est de plus en plus dégradée par les usages qu'on en fait.
Ces inégalités ne s'expliquent pas que par des différences climatiques. Elles résultent le plus souvent d'un partage inégal des richesses. En outre, plus on surconsomme l'eau et plus on la pollue, moins il reste d'eau de qualité à partager pour les générations présentes et futures.
Nous partageons la responsabilité de poser des gestes pour que de l'eau de qualité soit accessible à chacun en quantité suffisante, aujourd'hui et demain.
Nous avons le devoir de mettre en commun notre énergie et notre créativité pour imaginer des solutions globales.
AQUA One Drop
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU 2012
Liste des projets
HAÏTI
HONDURAS
INDE
NICARAGUA
SALVADOR
AQUA
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L'ART ET L'EAU
MISSION SOCIALE POÉTIQUE
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LA JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU 2012
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Le 22 mars de chaque année, l’Organisation des Nations unies invite tous les citoyens du monde à célébrer l’eau. ONE DROP sera évidemment de la fête, et sera actif sur plusieurs fronts et dans plusieurs régions du monde pour faire progresser la cause de l’accès universel à l’eau.
ONE DROP participera activement aux discussions qui auront lieu au Forum mondial de l’eau de Marseille afin d’améliorer les pratiques servant à protéger ce patrimoine commun. Ce sera aussi l’occasion parfaite de faire connaître davantage l’un des projets de ONE DROP ayant été retenu parmi les plus inspirants du Forum des solutions de ce grand rendez-vous international.
La fête battra aussi son plein sur le terrain. Des activités spéciales sont organisées en Inde et en Haïti, en collaboration avec nos partenaires. ONE DROP, en partenariat avec CIBL et l’AMRAC fera vibrer les radios communautaires en diffusant 22 capsules sur l’eau dans 22 pays du monde.
ONE DROP profite également de la Journée mondiale de l’eau pour sensibiliser le grand public à l’impact des choix alimentaires sur la ressource eau. L’organisation sera à l’honneur à Las Vegas, alors que ses partenaires MGM et Treasure Island annonceront une importante contribution financière à ONE DROP. Finalement, le Cirque du Soleil, en collaboration avec ONE DROP, présentera son action sociale de longue date par le biais de sa campagne intitulée 7 jours pour un monde meilleur.
Joignez-vous à nous pour célébrer l’eau le 22 mars prochain, et tout le reste de l’année. Consultez la programmation complète des activités de ONE DROP.
Publié le 15 mars 2012
Un voyage au coeur de l'eau
L'eau est partout. Elle est essentielle à la vie sur Terre.
L'eau est présente dans tous les pays et dans toutes les cultures. Elle se cache dans chaque être vivant. L'eau se déplace dans le cycle de l'eau et apporte la vie.
Irrégulièrement répartie et inégalement accessible, l'eau est de plus en plus dégradée par les usages qu'on en fait.
Ces inégalités ne s'expliquent pas que par des différences climatiques. Elles résultent le plus souvent d'un partage inégal des richesses. En outre, plus on surconsomme l'eau et plus on la pollue, moins il reste d'eau de qualité à partager pour les générations présentes et futures.
Nous partageons la responsabilité de poser des gestes pour que de l'eau de qualité soit accessible à chacun en quantité suffisante, aujourd'hui et demain.
Nous avons le devoir de mettre en commun notre énergie et notre créativité pour imaginer des solutions globales.
AQUA One Drop
09/02/2012
L'EAU
Un verre d’eau enlève la sensation de faim pendant la nuit pour presque 100% des personnes au régime comme le démontre l’université de Washington.
Le manque d’eau est le facteur N° 1 de la cause de fatigue pendant la journée.
Des études préalables indiquent que de 8 à 10 verres d’eau par jour pourraient soulager significativement les douleurs de dos et d’articulations pour 80% des personnes qui souffrent de ces maux.
Une simple réduction de 2% d’eau dans le corps humain peut provoquer une incohérence de la mémoire à court terme, des problèmes avec les mathématiques et une difficulté de concentration devant un ordinateur ou une page imprimée.
Bois-tu la quantité d’eau que tu devrais, tous les jours ?
LE SAVIEZ VOUS ?
PERIODES APPROPRIEES POUR CONSOMMATION DE L’EAU…………TRES IMPORTANT !!!!!!
Boire de l’eau à des périodes bien précises maximise son efficacité dans le corps humain :
2 verres d’eau au réveil- contribuent à activer les organes internes ;
1 verre d’eau trente minutes avant le repas- aide à bien digérer ;
1 verre d’eau avant de prendre une douche- aide à baisser la tension artérielle ;
1 verre d’eau avant d’aller au lit- vous évite des attaques ou crises cardiaques.
Le manque d’eau est le facteur N° 1 de la cause de fatigue pendant la journée.
Des études préalables indiquent que de 8 à 10 verres d’eau par jour pourraient soulager significativement les douleurs de dos et d’articulations pour 80% des personnes qui souffrent de ces maux.
Une simple réduction de 2% d’eau dans le corps humain peut provoquer une incohérence de la mémoire à court terme, des problèmes avec les mathématiques et une difficulté de concentration devant un ordinateur ou une page imprimée.
Bois-tu la quantité d’eau que tu devrais, tous les jours ?
LE SAVIEZ VOUS ?
PERIODES APPROPRIEES POUR CONSOMMATION DE L’EAU…………TRES IMPORTANT !!!!!!
Boire de l’eau à des périodes bien précises maximise son efficacité dans le corps humain :
2 verres d’eau au réveil- contribuent à activer les organes internes ;
1 verre d’eau trente minutes avant le repas- aide à bien digérer ;
1 verre d’eau avant de prendre une douche- aide à baisser la tension artérielle ;
1 verre d’eau avant d’aller au lit- vous évite des attaques ou crises cardiaques.
18/01/2012
22/11/2011
L’eau au cœur de l’agriculture durable
Tel est le thème principal du prochain Salon International de l’Agriculture Durable (SIAD) qui se tiendra à Agen les 28 et 29 mars 2012.
A la fois débat d’actualité et enjeu majeur pour l’agriculture de demain, car indispensable à la vie, la préservation de la ressource en eau et de sa qualité sera le fil conducteur des rencontres au cours desquelles le Québec sera l’invité d’honneur.
Répercussions du changement climatique, gestion de l’irrigation des parcelles, création variétale, protection des zones de captage, …sont des exemples des thèmes abordés au cours de ces journées.
Une exposition sera consacrée à l’innovation sur le matériel, les techniques ou les services en lien avec l’eau.
A la fois débat d’actualité et enjeu majeur pour l’agriculture de demain, car indispensable à la vie, la préservation de la ressource en eau et de sa qualité sera le fil conducteur des rencontres au cours desquelles le Québec sera l’invité d’honneur.
Répercussions du changement climatique, gestion de l’irrigation des parcelles, création variétale, protection des zones de captage, …sont des exemples des thèmes abordés au cours de ces journées.
Une exposition sera consacrée à l’innovation sur le matériel, les techniques ou les services en lien avec l’eau.
L’eau change d’ère
Tel est le titre principal du dernier numéro du Journal de la Communauté Urbaine de Bordeaux.
Dans son éditorial, le président de la CUB mentionne qu’à compter du 31 décembre 2018 la gestion de l’eau (distribution d’eau potable et assainissement) ne sera plus confiée à une entreprise privée, mais assurée en Régie par la CUB elle-même.
L’accent est surtout mis sur notre responsabilité dans la gestion à long terme de cette ressource vitale : "aujourd’hui, des forages supplémentaires dans des nappes très pures permettent de gérer le traditionnel surplus de consommation de septembre pour tous les habitants de l’agglomération".
Une concertation à venir sur la préservation des nappes profondes et la recherche de nouvelles sources d’eau se devra être exemplaire.
Que chacune et chacun d’entre nous se sente, dès maintenant, impliqué, participe et se saisisse du débat.
N’hésitez pas à réagir sur ce Blog.
Dans son éditorial, le président de la CUB mentionne qu’à compter du 31 décembre 2018 la gestion de l’eau (distribution d’eau potable et assainissement) ne sera plus confiée à une entreprise privée, mais assurée en Régie par la CUB elle-même.
L’accent est surtout mis sur notre responsabilité dans la gestion à long terme de cette ressource vitale : "aujourd’hui, des forages supplémentaires dans des nappes très pures permettent de gérer le traditionnel surplus de consommation de septembre pour tous les habitants de l’agglomération".
Une concertation à venir sur la préservation des nappes profondes et la recherche de nouvelles sources d’eau se devra être exemplaire.
Que chacune et chacun d’entre nous se sente, dès maintenant, impliqué, participe et se saisisse du débat.
N’hésitez pas à réagir sur ce Blog.
14/10/2011
L’eau pour l’agriculture au profit du développement industriel…
Les rivalités pour le contrôle de l’eau entre les différentes régions du monde font quotidiennement la une des journaux. Cependant, au sein d’un même pays, c’est la joute qui oppose le monde rural aux villes qui préoccupe les dirigeants politiques. Dans cette compétition pour la maîtrise de l’eau, les agriculteurs sont largement défavorisés, du simple fait que la production alimentaire nécessite de grandes quantités d’eau.
En effet, alors que la production d’une tonne d’acier d’une valeur de 550 dollars nécessite approximativement 14 mètres cubes d’eau, il faut environ 1.000 mètres cubes pour produire une tonne de blé d’une valeur de 150 dollars. Rien d’étonnant donc à ce que certains États soucieux de croissance économique et de création d’emploi fassent de l’agriculture la branche la moins subventionnée. (….)
Des centaines de villes du monde comblent actuellement leurs besoins croissants en prélevant l’eau destinée à l’irrigation. Aux États-Unis, San Diego, Los Angeles, Las Vegas, Denver ou El Paso entre autres, pratiquent ces prélèvements. Une étude du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis, menée dans onze états de l’ouest américain, montre que la moyenne des ventes annuelles de droits sur l’eau pour la période 1996-1997 avoisine les 1,65 milliard de mètres cubes, quantité nécessaire pour produire environ 1,65 million de tonnes de céréales.
Selon la Banque Mondiale, l’augmentation de la consommation d’eau à usages domestique et industriel en Corée du Sud, pourrait réduire la part de l’approvisionnement destiné à l’agriculture de 13 à 7 milliards de mètres cubes en 2025. Cet organisme prévoit aussi que la demande en eau des villes chinoises devrait passer entre 2000 et 2010, de 50 à 80 milliards de mètres cubes, soit un accroissement de 60%. La consommation en eau du secteur industriel devrait passer, quant à elle, de 127 à 206 milliards de mètres cubes, soit une hausse de plus de 62%. Plusieurs centaines de villes chinoises se tournent dorénavant vers la campagne pour satisfaire leurs besoins en eau.(…)
À mesure que la Chine mise sur le développement économique du bassin amont du fleuve Jaune, les industries émergeantes qui y sont situées deviennent prioritaires pour l’utilisation de l’eau au détriment des agriculteurs situés en aval. Les années particulièrement sèches, le fleuve Jaune n’atteint même pas Shandong, dernière province avant la mer.
La moitié de l’eau utilisée par les agriculteurs de la région de Shandong pour l’irrigation provenait traditionnellement du fleuve et l’autre moitié des puits; mais ces deux sources se tarissent. La diminution des sources d’eau d’arrosement, dans une province chinoise qui fournit un cinquième de la production de maïs et un septième de la production de blé du pays, explique le déclin de la récolte céréalière dans ce pays.
Dans les grandes plaines du sud et dans le sud-ouest des États-Unis, où toute l’eau se trouve aujourd’hui intégralement accaparée, les grandes agglomérations et des centaines de petites villes peuvent satisfaire la totalité de leurs besoins croissants en eau uniquement en captant l’eau de l’agriculture.(…)
Dans le bassin amont de l’Arkansas, les villes de Colorado Springs et Aurora (une banlieue de Denver) ont déjà racheté un tiers des droits des terres agricoles du bassin. À ce jour, Aurora a racheté les droits sur l’eau qui servaient auparavant à l’arrosage de 9.600 hectares de terres agricoles dans la vallée de l’Arkansas.
Les rachats de droits les plus important sont de loin ceux qu’effectuent les villes californiennes. En 2003, San Diego a racheté pour 247 millions de mètres cubes environ, de droits sur l’eau aux agriculteurs de la Vallée Impériale voisine. Il s’agit du transfert d’eau du secteur agricole vers la ville le plus important de l’histoire des États-Unis. Cet accord a été conclu pour une durée de 75 ans.
Par ailleurs, en 2004, le Metropolitan Water District, une entité regroupant 26 grandes villes et responsable de l’approvisionnement en eau des 18 millions de citadins de la Californie du sud, a négocié le rachat aux agriculteurs de 137 millions de mètres cubes d’eau par an sur une durée de 35 ans.
Mais, à défaut d’irrigation, ces terres hautement productives détenues par les agriculteurs ne sont que des friches. Ces producteurs qui vendent leur eau aimeraient continuer à exercer leur activité, mais les administrations urbaines leur offrent beaucoup plus en échange de l’eau que les revenus qu’ils pourraient tirer de son utilisation pour leurs cultures.
Pourtant dans de nombreux pays, les agriculteurs ne touchent aucune compensation pour les pertes en eau d’irrigation. C’est ainsi qu‘en 2004, les agriculteurs possédant des terres le long de la rivière Juma en aval de Pékin, se sont rendu compte que la rivière ne coulait plus jusqu’à eux. En effet, un barrage de dérivation a été construit près de la capitale pour détourner l’eau de la rivière au profit d’une entreprise publique, la Yanshan Petrochemical. Malgré les vives protestations des agriculteurs, le combat s’est avéré vain. Pour les 120.000 habitants en aval du barrage, cette perte des ressources en eau pourrait bien mettre à mal leur aptitude à vivre de leurs cultures.
Que ce soit au travers d’expropriations directes, de surenchère des villes ou de creusement de puits plus profonds que les leurs, les agriculteurs sont en train de perdre la guerre de l’eau. Ils doivent non seulement faire face à la raréfaction de l’eau elle-même, mais aussi à la diminution de leur part dans la répartition de cette ressource. Les villes absorbent inexorablement l’eau d’une agriculture qui doit pourtant nourrir quelque 70 millions de personnes supplémentaires tous les ans
Source : GoodPlanet.info
[Farmers losing to cities Extraits du chapitre 3 de Le Plan B : pour un pacte écologique mondial (Plan B2.0 : Rescuing a Planet Under Stress and a Civilization in Trouble).
Copyright © 2006 Earth Policy Institute
13/10/2011
Pourquoi 2012 risque de devenir l’année européenne de l’eau selon l’agenda des oligarchies dominantes ?
Principalement pour deux raisons. En premier lieu, la Commission européenne elle- même a déclaré que 2012 sera « l’année de l’eau ». Elle s’est, en effet, engagée à présenter en novembre 2012 le « Blueprint to safeguard Europe’s Waters », son plan à long terme pour la gestion des eaux en Europe1. Ce « Blueprint », quelqu’en sera son contenu, deviendra la « Bible » de l’Europe, dans le domaine de l’eau, pour au moins les 10 à 15 années suivantes, comme la Directive Cadre Européenne sur l’Eau de l’an 2000 l’aura été pour la période 2000-2015.
En effet, le rôle du Blueprint sera celui de permettre à l’Union européenne de redéfinir et d’actualiser la nouvelle directive cadre sur l’eau (2016-2030) qui devrait prendre la relève de celle approuvée en l’an 2000.
En deuxième lieu, parce qu’en mars 2012 aura lieu, à Marseille, le VIe Forum Mondial de l’Eau organisé par le Conseil Mondial de l’Eau (CME). Organisme privé, créée en 1996 sur l’initiative et avec le soutien des grands groupes multinationaux privés de l’eau, notamment français, le CME et son Forum mondial sont devenus un » puissant instrument politique » aux mains du secteur privé à travers lequel les entreprises mondiales de l’eau ont acquis l’hégémonie « idéologique » sur la conception et la gestion de la politique de l’eau dans le monde. Signalons que le CME a dernièrement rallié à ses positions, non seulement les principales agences de l’ONU compétentes dans le domaine de l’eau, mais aussi les gouvernements de la Chine, de l’Inde, du Brésil... Ceci en dit long sur la capacité d’influence et de lobbying des organisations mises en place pour promouvoir et défendre les intérêts des puissants. Selon ses organisateurs, le Forum de Marseille est destiné à célébrer, et confirmer, la prétendue légitimité de cette hégémonie et de la suprématie mondiale des entreprises privées européennes de l’eau.
D’autres évènements majeurs marqueront l’année en matière d’eau (sans tenir compte des débats sur la directive sur les services publics toujours en discussion)
- organisation de la 3ème Conférence européenne de l’eau, au printemps
- tenue de la Semaine européenne verte dédiée à l’eau, fin mai
- publication par l’Agence européenne pour l’environnement de son rapport « Etat
de l’eau en Europe »
- organisation, à Lille, en février, de la conférence “Water management in
Europe”, par la CIWEM (Chartered Institution of Water and Environmental Management)
-......
Mais tout se jouera autour du « Blueprint to safeguard Europe’s Waters ».
2. Le rôle central du « Blueprint to safeguard Europe’s Waters»
Le « Blueprint » est en cours de définition et d’élaboration depuis déjà deux ans, sur la base aussi d’une consultation ouverte à tous ceux qu’on appelle, dans le jargon des dominants du monde occidental, les stakeholders (porteurs d’intérêts). D’après les sources officielles de la Commission européenne, le « Blueprint » sera le résultat de trois évaluations
‐ L’évaluation des plans de gestion des eaux que chaque Etat membre de l’UE (en particulier les Régions directement responsables des 110 districts hydrographiques de l’Union) ont dû soumettre à l’Europe à la fin 2010 (pas toutes l’on fait !) en application de la DCE-Eau. Or la DCE-Eau est centrée sur les problèmes et les objectifs relatifs à la qualité des masses d’eau de l’Europe. Le premier élément stratégique inspirateur du « Blueprint » sera donc constitué par un objectif de nature environnementale, où l’eau est vue et traitée comme une « ressource » naturelle menacée quant à sa capacité de sauvegarder la qualité de la vie des milieux naturels et de la santé humaine
- l’évaluation des mesures adoptées, dans les Etats membres, en application de la stratégie 2007 pour faire face aux croissants phénomènes de pénuries et de sécheresses3. Ainsi en deuxième lieu, la priorité à une politique européenne axée sur le postulat de l’inévitabilité future de la raréfaction croissante de l’eau ; donc aux solutions supposées optimiser la gestion d’une ressource naturelle considérée rare
- l’évaluation des mesures prises et envisagées par les Etats membres pour faire face à la vulnérabilité des ressources hydriques européennes sous la pression des changements climatiques et d’autres facteurs d’origine anthropique.
Qualité, rareté et vulnérabilité, voilà les trois mots piliers de la construction scientifique, idéologique et politique de l’eau dans le contexte du « Blueprint ».
Au cours de 2010, la Commission européenne a introduit, sous la pression des Etats membres, en particulier le Royaume-Uni et les pays nordiques, un quatrième ingrédient, le Fitness Check de la politique de l’eau de l’UE. Le “Fitness Check” (c’est bien la terminologie adoptée par les responsables politiques européens !) est un instrument d’évaluation, pour l’instant à titre exploratoire dans quatre domaines (environnement/eau, emploi et politique sociale, transports, politique industrielle), de l’ensemble des mesures existantes au sein de l’UE (législatives et non) dans le but d’identifier les lacunes, les contraintes excessives, les pesanteurs et autres inconsistances qui empêchent les Etats membres de réaliser les politiques européennes4.
Appliqué à l’eau, le Fitness Check vise à évaluer la pertinence et le caractère approprié des mesures existantes par rapport aux objectifs relatifs à la qualité, la gestion de la rareté et la vulnérabilité.
On voit que l’ensemble des priorités décrites à présent répond à une seule conception prioritaire en matière d’eau, à savoir la stratégie de la gestion efficiente de la ressource eau, considérée une ressource rare.
En effet, le thème de la « resource efficiency » est devenu le nouveau choix général d’encadrement des actions de l’Union européenne, comme la réalisation du marché intérieur unique le fut pour les années ’80 et ’90, la monnaie unique et la compétitivité le devinrent dans les années ’90 et les premières années de ce siècle. Comme le montre la « Strategy 2020. A Resource Efficient Europe »5, la gestion efficace des ressources fait désormais partie des choix obsessionnels des dirigeants européens.
Il vient tout juste d’être exprimé à nouveau avec force par la Communication de la Commission, adoptée ce 20 septembre 2011, sur la Ressource Efficient Europe Roadmap6. Dans ce document, la Commission européenne réaffirme sa foi dans la croissance économique... durable et, donc, dans l’objectif primordial de créer de la richesse pour le capital, avec un moindre impact sur la nature, sur les ressources, sur leur disponibilité et qualité. Pour la Commission européenne, on ne pourra pas gérer efficacement les ressources de l’Europe, sous pression d’une demande croissante et des dysfonctionnements du climat sans une maîtrise des ressources aux plans économique, financier et technologique. La « resource efficient Europe » sert surtout à améliorer la compétitivité des entreprises européennes. Parmi les propositions clé de la « Roadmap »
pour accélérer les innovations technologiques et réduire les coûts, ainsi que les incitations à promouvoir les mécanismes de marché.
Les finalités et les objectifs du « Blueprint »
Ainsi, d’après les documents officiels de la Commission européenne, le « Blueprint » essayera de structurer la gestion de la politique de l’eau européenne autour de sept finalités
1. renforcer les infrastructures durables pour une bonne gestion du territoire, en
particulier les mesures destinées à promouvoir un système européen cohérent de paiement des services éco systémiques. Cela dans le but de remédier à l’incapacité actuelle de la part du marché de prendre correctement en compte ces services
2. promouvoir une méthode commune pour l’internalisation des coûts des usages de l’eau et de la pollution (selon les principes « qui consomme paie » et « qui pollue paie », en application du principe plus spécifique de la récupération des coûts totaux de production (la rémunération du capital investi incluse). Parmi les instruments à mettre en œuvre à cette fin, la Commission mentionne l’adoption de critères pour donner un prix à l’eau, la fiscalité, l’élimination des subsides considérés dommageables, les marchés publics et les licences vendables...
3. augmenter et améliorer l’efficience pour optimiser l’adéquation entre la demande et l’offre d’eau à l’échelle des 110 districts hydrographiques de l’UE. En outre, réduire les pertes d’eau
4. identifier et éliminer les principales barrières financières, technologiques, organisationnelles et sociologiques à l’innovation dans le domaine de la gestion des ressources hydriques
5. Appliquer les modalités d’amélioration du système de gouvernance dans le but de renforcer la capacité de faire face au changement climatique
6. améliorer la qualité du capital de connaissance pour la définition et la réalisation des politiques de l’eau
7. enfin, donner une grande importance aux dimensions globales de la politique de l’eau et renforcer la capacité de l’UE de contribuer à réaliser les objectifs de Développement du Millénaire, notamment au niveau de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Il s’agit de priorités similaires à celles déjà formalisées en 2007 dans la Communication de la Commission « on water scarcity and droughts in the European Union (COM (2007) 414 final) » et approuvées par le Conseil des Ministres et le Parlement, à savoir :
(1) fixer un juste prix de l’eau
(2) allouer les eaux de manière efficiente entre les différents usages ainsi que les investissements dans le secteur de l’eau
(3) améliorer la gestion des risques d’inondations
(4) donner la priorité aux infrastructures qui permettent d’augmenter l’offre de l’eau
(5) promouvoir les technologies et les pratiques capables de renforcer l’efficience de la gestion hydrique
(6) stimuler la diffusion d’une culture de l’épargne hydrique
(7) améliorer les connaissances et la récolte des données.
Quelques commentaires critiques sur le « Blueprint »
Comme on l’aura remarqué, les principes fondateurs adoptés par la Commission européenne pour son « Blueprint » sont les suivants :
- l’eau est une ressource naturelle de grande importance économique
- la ressource eau (la directive de l’UE sur l’eau parle de « masses d’eau ») de bonne qualité pour usages humains est de plus en plus rare
- il est nécessaire d’intervenir massivement pour augmenter l’offre de l’eau, en préserver et en améliorer la qualité, en réduire la vulnérabilité
- à cette fin, il faut donner une valeur économique (marchande et financière) à l’eau pour fixer le prix des eaux et des services éco systémiques sur des bases correctes et « justes ».
On peut affirmer que la Commission est sûre d’obtenir une pleine adhésion de la part des Etats membres et de la grande majorité des parlementaires européens sur ces principes.
A partir de ces quatre fondements, la politique européenne de l’eau est conçue essentiellement, par la Commission, comme étant un problème de gestion optimale
– d’un point de vue économique, dans un contexte d’économie capitaliste de marché
– d’un usage efficace et efficient d’une ressource naturelle devenue rare et vulnérable
D’après les documents de la Commission, la bonne équation pour une gestion optimale de l’eau s’obtient par l’allocation appropriée des capitaux financiers destinés à développer et à améliorer les infrastructures, les produits et les services, dont la disponibilité et l’accessibilité seront « réglées » par les prix de marché de l’eau (brute, traitée,recyclée...).
En ce sens, le pivot central de la politique européenne de l’eau est la monétisation de l’eau, moyennant l’attribution à l’eau d’une valeur économique marchande, à chaque stade du cycle économique de l’eau (de la protection des écosystèmes des bassins hydrographiques, au recyclage des eaux usées en agriculture ou pour usages domestiques). La sauvegarde des eaux européennes passe, d’après la Commission européenne, par la capacité de nos territoires, villes, régions à attirer, en quantité suffisante, les investissements privés nécessaires pour maintenir un volume adéquat d’investissements dans le secteur de l’eau. Et pour cela, il n’y a qu’une bonne valeur financière de l’eau, le « juste » prix pour le capital.
On se trouve devant une vision et une conception de l’eau :
‐ productiviste et économiciste, en cohérence totale avec les tendances émergées, et aujourd’hui prédominantes, au sein des Etats de l’UE qui réduisent tout à une question de « gestion efficiente des ressources ». Comme on l’a vu, la stratégie de la « Resource efficient Europe » représente le dernier « évangile économiste » des Etats de l’UE. L’eau n’y échappe pas. On parle de plus en plus de « Water Efficient Europe » ! On ne fait que discourir de l’eau en tant que bien économique, de sa valeur économique, de son prix. Les services hydriques sont réduits à des services marchands, à des marchés publics. Les questions de l’eau en tant que droit humain et social, bien commun et public, richesse sociale collective, gratuité... n’intéressent pas nos dirigeants. Dans aucun des documents politiques sur l’eau de la
Commission, la participation des citoyens à la « gestion » de l’eau ne figure parmi les priorités de la politique européenne de l’eau. Ce n’est pas un hasard que 16 pays membres de l’UE ont voté contre la résolution de l’ONU reconnaissant l’accès à l’eau et a l’assainissement comme un droit humain ! Or l’eau n’appartient pas seulement au champ de l’économie marchande privée. Elle appartient surtout au champ de l’économie commune, publique ;
‐ efficientiste. Cela fait de la peine de constater que les autorités de l’UE aient introduit le concept de fitness et de fitness check dans le domaine des politiques européennes. Quel jargon dégradant ! C’est comme si l’Europe avait décidé de se soumettre à une cure amaigrissante, dans un centre de fitness et bien-être. Jamais, à ce jour, la politique n’avait fait usage d’un tel vocabulaire. En réalité, la chose n’est pas surprenante si l’on pense que, depuis 20 ans au moins, la tendance a été favorable, au sein même des classes politiques, à prêcher la réduction de la présence et des interventions de l’Etat dans « l’économie » (!), à réduire sa pression fiscale, à promouvoir un Etat minimal, « meilleur » car « svelte », « léger », bref un « lean State »7. Ce « lean State » est cohérent avec les valeurs affichées par les dirigeants du monde, consistant à proclamer que la « resource efficiency », la « compétitivité », la primauté de l’objectif de la création de richesse pour les actionnaires, la centralité des « stakeholders » (porteurs d’intérêt) dans les processus décisionnels etc, etc... sont les « impératifs » inévitables auxquels toute société doit se soumettre.
Est-il possible d’imaginer que les autorités de l’UE aient pensé que la politique de l’eau méritait un nouveau look pour plaire aux consommateurs et aux investisseurs privés ?
- oligarchique et technocratique de l’élaboration et des décisions en matière de politique de l’eau. Dans l’architecture culturelle et idéologique de la politique européenne de l’eau, le rôle des citoyens est limité à celui d’être informés et consultés. Pas plus. Les actionnaires n’ont pas besoin d’être informés et consultés car ils décident déjà par l’intermédiaire des entreprises dont ils détiennent la propriété des capitaux. En outre, la directive cadre fait référence plutôt au « public » et non pas au « citoyen », aux « citoyens ». Le concept de « public » est très vague:
d’ailleurs, les consommateurs peuvent être considérés le « public », mais les citoyens ne sont pas principalement des consommateurs d’eau ! Les institutions européennes aiment bien parler, en revanche, de « stakeholders ». Ceux-ci sont mentionnés à toutes les sauces. Lorsque la Commission informe avec fierté que dans la phase d’élaboration du « Blueprint », elle a procédé à une large consultation du public, notamment des stakeholders, elle mentionne une longue liste d’institutions et d’organisations uniquement composées d’organismes représentatifs des professions et des industries directement et indirectement liées au domaine de l’eau. D’organismes de citoyens en tant que tels, pas de trace.
Les villes et les collectivités locales vivent chaque jour les problèmes et les défis mentionnés. Leur capacité d’action dépend aussi de leur coopération et de la constitution d’outils « politiques » communs aptes à porter la voix des villes et de l’eau dans les instances démocratiques existantes, en les renforçant. Le plus grand défi est monétaire et financier. Si les villes perdent leur capacité de maîtrise publique, en commun, du financement des investissements publics, à terme elles perdront toute autonomie et toute capacité de décision autonome. La solution fondée sur le financement par les consommateurs est un leurre.
Si les principes et les choix prioritaires décrits ci-dessus devaient prévaloir aussi à l’avenir, le bien commun public le plus essentiel à la vie et au vivre ensemble qu’est l’eau va entraîner nos sociétés vers des scénarios d’injustices et de violences, en Europe aussi, jamais vécus auparavant car nos sociétés ne seront plus des sociétés pauvres avec des riches privilégiés et puissants mais des sociétés riches avec beaucoup, beaucoup trop de personnes appauvries et de personnes exclues.
Sources : Riccardo Petrella
Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’eau (IERPE)
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